Comme je vous le disais récemment, j'ai dit au revoir à ma Xbox. Elle prenait la poussière, symbole d'un gaming solitaire qui ne me correspond plus. Mais il y a une machine qui trône toujours fièrement sous ma télé, indéboulonnable : la Nintendo Switch.

Pourquoi ? Parce que Nintendo est le dernier gardien du temple. Le temple du "Jeu Canapé".

La génération Wii : Le roi de la piste

Pour comprendre mon attachement, il faut remonter un peu. Je suis né en 89. Quand la Wii a explosé en 2006, j'étais en plein dans mes années "potes". C'était l'âge d'or. On ne se connectait pas sur un serveur vocal pour se parler. On se retrouvait dans le salon, on commandait des pizzas, et on lançait Mario Kart Wii.

Je ne vais pas faire le modeste : j'étais intouchable. Les carapaces bleues volaient, les insultes fusent (gentiment), et les Wiimotes finissaient parfois par traverser la pièce. C'était ça, le partage. C'était physique, c'était bruyant, c'était vivant.

L'impasse Wii U et la résurrection

Puis, il y a eu la période sombre. La Wii U. Je n'ai jamais cru à cette console. La mablette me semblait lourde, le concept flou. Alors, pendant que le monde boudait Nintendo, j'ai gardé ma vieille Wii branchée. J'ai attendu. Je savais qu'ils reviendraient.

Et la Switch est arrivée. Quel soulagement. Enfin, Nintendo revenait aux fondamentaux tout en innovant. Pouvoir commencer une partie de Zelda: Breath of the Wild sur la télé et la finir dans le lit (ou aux toilettes, avouons-le), c'était la liberté totale.

Le ciment de la famille

Aujourd'hui, la Switch (et bientôt sa remplaçante, on l'espère pour 2026 !) a un rôle crucial chez moi. C'est la console de la famille. C'est sur Mario Kart 8 Deluxe que mes enfants apprennent à gérer la frustration (et la trajectoire). C'est sur Pokémon qu'on échange nos captures. C'est le seul écran qui réunit tout le monde au lieu de nous isoler chacun dans notre bulle.

Tant que Nintendo continuera de privilégier le fun immédiat et le multijoueur local sur la course aux téraflops, ils auront leur place dans mon salon de Daron. La Xbox est partie, le PC est pour papa, mais la Switch... la Switch est à nous.