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Projet Windows K2 : Quand Microsoft prend Linux comme modèle pour réparer ses erreurs

Face aux critiques sur la lenteur et l'IA omniprésente, Microsoft lance le plan K2. Leur nouvel objectif interne pour la performance ? Battre SteamOS.

C'est le dossier brûlant de la semaine, mis en lumière par l'excellent Korben et documenté par les fuites massives de Zac Bowden chez Windows Central. Chez Microsoft, la panique est réelle. Après des années à forcer l'intégration de Copilot partout, à bourrer le menu Démarrer de publicités et à laisser la fluidité du système s'effondrer, la firme de Redmond avoue enfin que Windows 11 est cassé. Pour réparer cette montagne d'erreurs accumulées, ils ont lancé le projet interne le plus ambitieux depuis une décennie, baptisé "Windows K2".

La fin du "Ship Fast", le retour au code natif

Analyse

Pendant plus de deux ans, la stratégie de Microsoft était toxique : livrer de nouvelles fonctionnalités à la chaîne, quitte à sacrifier les fondations. Le menu Démarrer et de nombreuses applications natives sont devenus un assemblage douteux de technologies web lentes et gourmandes. L'objectif de K2 est un nettoyage en profondeur. Fini les usines à gaz : une équipe dédiée a été montée pour recréer des applications "100% natives". Le menu Démarrer est actuellement réécrit de zéro pour s'afficher 60% plus vite, et les utilisateurs pourront enfin suspendre les correctifs Windows Update ou éteindre leur PC sans être pris en otage par une installation forcée.

L'ironie suprême : SteamOS devient l'étalon-or

Mais la révélation la plus savoureuse dans les documents ayant fuité concerne nos usages gaming. Microsoft a officiellement défini SteamOS (le système Linux de Valve) comme la référence absolue à rattraper en matière de performances de jeu à matériel égal.

C'est une victoire idéologique totale pour l'écosystème open-source :

  • Le géant du logiciel admet qu'un OS léger et concentré sur l'essentiel fait mieux que son armada de services en arrière-plan.
  • Un "Xbox Mode" va faire son apparition, copiant l'approche de SteamOS pour éteindre toutes les télémétries inutiles quand un jeu est lancé.
  • L'abandon massif du "microslop" (les widgets MSN, les pubs dans le menu Démarrer) pour soulager la mémoire vive.
Verdict 8/10

Cette annonce est une excellente nouvelle pour notre pragmatisme. Quand on travaille sur des machines modernes mais économes en énergie, comme mon Lenovo sous ARM, on a besoin d'un OS qui respecte nos ressources matérielles. Si Microsoft réussit à gravir son propre "K2", Windows 11 pourrait redevenir cet outil transparent et efficace qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être. En attendant de voir si ces promesses survivent aux actionnaires d'ici la fin d'année, mon poste de travail principal reste sagement sous Fedora.


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